27/03/2014

Confèrence « Partenariat transatlantique pour le commerce et l'investissement »

Les Saxifrages vous convient le 28 mars à partir de 19h00 à la salle polyvalente pour une nouvelle soirée autour du « Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement », par Raoul Marc Jennar, politologue, militant écosocialiste et internationaliste, membre du Conseil scientifique d’Attac,.

Cette rencontre sera suivie comme d'habitude d'un débat et d'un repas tiré du sac, partagé par tous.

« Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l'entité adéquate pour le faire. » Ces mots confiés par David Rockefeller au magazine américain Newsweek, le 1 février 1999, fournissent la clé pour comprendre ce qui se passe depuis une trentaine d’années et qu’on appelle « mondialisation néolibérale ».  Déléguer au secteur privé la maîtrise des choix, c’est l’objectif du patronat et des milieux financiers. Cet objectif, est en passe d’être atteint avec le projet intitulé « Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement ».  Derrière les termes anodins pour désigner un accord classique de libre-échange se cache un projet d’une ampleur radicalement différente. En effet, le 14 juin 2013, les gouvernements de l’Union européenne, ont demandé à la Commission européenne de négocier avec les Etats-Unis la création d’un grand marché transatlantique. Confier aux firmes privées la possibilité de décider des normes sociales, sanitaires, alimentaires, environnementales, culturelles et techniques, c’est désormais l’objectif des firmes transnationales et des gouvernements d’Europe et des USA. Comme on l’a fait avec le traité constitutionnel européen, chacun doit s’emparer du texte du mandat de négociation et se mobiliser pour exiger le retrait de la France d’un tel projet.».

03/12/2013

« Conflent Energie », premier projet à la Coume

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Devant un public nombreux, les membres de la compagnie théâtrale Encima, en préambule à la présentation de Conflent Energie, ont dressé un portrait peu glorieux de la dépense énergétique et de la dévalorisation de l'environnement du fait de l'activité humaine.

IMGP9063.JPGPuis c'est Jérémy Thierry, l'un des membres fondateurs de la SCIC* Conflent Energie qui pris le relais pour présenter la société coopérative dont l'objectif est de mobiliser les énergies locales afin de participer à la transition énergétique grâce à des projets collectifs de production d'énergie renouvelables. 90% de l'énergie est non-renouvelable et importée alors que localement il y a un potentiel considérable qu'il est nécessaire de prendre en compte.

Les fondamentaux de Conflent Energie sont l'ancrage local, une finalité non spéculative, partager une culture de sobriété énergétique et généraliser les économies d'énergie. Les projets envisagés sont le production d'électricité solaire, photovoltaïque, hydraulique, production de biogaz, mise en place de filière bois-énergie, vente de chaleur renouvelable, chauffe-eau pour tous., production et vente de « négawatt », achat d'équipement économes, et bien d'autres encore. Le premier d'entre eux sera mis en place début 2014 au mas de la Coume. La fondation Krüger; propriétaire des lieux met à disposition de Conflent Energie et pour 20 ans, les 70 m² d'un toit sur lequel sera implanté une centrale photovoltaïque d'une puissance de 9 kwc et produira 10 000 kW/an.
D'autres projets sont en cours de finalisation, à Los Masos  (solaire) , à Vinça (vente d'énergie) et bien d'autres sont à l'étude. Jérémy Thierry et les, co-fondateurs de Conflent Energie , François Picq, Jean Michel Mivière, Serge Lopez, Bruno Fehrenbach et Bruno Despres, ont répondu aux diverses questions d'un public intéressé avant de partager un apéritif convivial.

Le jeudi 5 décembre à 18h00 à la Salle Eyt à Prades se tiendra l'assemblée générale constitutive de la SCIC Conflent Energie, présentation, échange et souscription suivis d'un apéritif.

Renseignements : http://conflentenergie.free.fr, Contact :  06 67 94 95 50 - 04 68 96 45 31


*SCIC: société coopérative d'intérêt collectif. Société qui a pour objet de fournir un bien ou un service à intérêt collectif, qui présente un caractère d'utilité sociale, sans but lucratif.

26/11/2013

Présentation de « Conflent Energie »

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Le vendredi 29 novembre à 19h00 à la salle polyvalente, l’atelier théâtre de la compagnie ENCIMA nous mettra en situation par des lectures d’extraits du livre « Changeons d’énergie : transition, mode d’emploi» de l’association « négawatt » et autres textes.

Suivra une présentation de la Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) Conflent Énergie :

- la démarche,

- le premier projet à Mosset,

- les perspectives de la SCIC,

- participer à la transition énergétique en devenant sociétaire. 

A l'issue de la présentation un débat s'ensuivra et se terminera par un apéritif convivial et repas tiré du sac.

Cette réunion d’information sera suivie par l’assemblée constitutive de la SCIC, le jeudi 5 décembre à 18h à PRADES

14/03/2013

« Poursuivre et transformer la voix de son maître »

Tel est le sujet de la conférence que, sous l'égide de l'association « Capelleta », Grabiel Page, ingénieur physicien, retraité du CNRS et ancien représentant à l'UNESCO de la Fédération Mondiale des Travailleurs Scientifiques, vous propose ce samedi 16 mars à 18h00 à la salle polyvalente.
 
« La vérité est accessible, elle fait partie de la nature, mais elle est cachée ! Toutes les avancées sont nées d’élèves qui ont su reformuler l’enseignement du maître, mais ce ne  sont pas des corrections marginales, ce sont des remises en cause des fondements de la vision du monde en vue de l’améliorer. Selon Carlo Rovelli, « peut-être que la plus grande découverte scientifique du XX° siècle est-elle le fait que la science se trompe ». La vraie découverte est que nous pouvons nous tromper ; accepter notre ignorance est, peut-être la voie royale vers la connaissance».
 
La conférence sera suivie d’un apéritif permettant de poser à Gabriel  Page les questions restées en suspens…et de partager le pot de l’amitié.

11/04/2011

« Les valeurs qui ont inspiré le programme du CNR sont-elles toujours d'actualité ?»

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Les Saxifrages vous invitent le samedi 16 avril, à la salle polyvalente de Mosset, à 19H, à une confèrence au cour de laquelle Raoul Marc Jennar, politologue, invité à plusieurs reprises par l'Association nationale des Combattants de la Résistance à traiter ce sujet,  tentera de répondre à la question : « Les valeurs qui ont inspiré le programme du CNR sont-elles toujours d'actualité ?»
En mai 1943, Jean Moulin créée le Conseil National de la Résistance (CNR) qui regroupe les huit grands réseaux de résistants, les deux grandes centrales syndicales et les cinq courants politiques qui reconnaissent la France Libre. En mars 1944, le CNR adopte un programme de réformes à mettre en œuvre dès la libération du pays : rétablir la démocratie, garantir la liberté de la presse, instaurer une véritable démocratie économique et sociale. De nombreuses réformes seront réalisées à partir de la fin 1944 jusqu'en 1947 : la sécurité sociale, les retraites par répartition, la nationalisation de l'énergie, des transports, des compagnies d'assurance et des grandes banques. Depuis le milieu des années quatre-vingt, les réalisations nées du programme du CNR sont démantelées les unes après les autres. A tel point qu'en 2004, 13 grands résistants encore en vie ont lancé un appel aux jeunes générations pour maintenir et prolonger les conquêtes sociales pour lesquelles ils s'étaient battus. Un de ces résistants, Stefan Hessel, vient de publier un petit livre intitulé « Indignez-vous » qui a été vendu à plus de 1.500.000 exemplaires. 

25/03/2011

Intéressante conférence-débat au village

rené backman,nouvel obs

L'association « les Saxifrages » était en sommeil depuis quelques mois pour des raisons diverses et variées mais elle se réveille et propose entre autre des conférences.

Ce samedi 12 mars, devant un public venu nombreux à la salle polyvalente, René Backman, journaliste au  Nouvel Observateur, a dressé, lors d'une conférence-débat, un panorama de ce qui se passe de l'autre côté de la Méditerranée, alors que les uns après les autres, les peuples d'Afrique du Nord, du Proche et du Moyen Orient se soulèvent contre les despotes jusqu'ici protégés et armés par les Occidentaux, alors que le peuple palestinien continue d'être nié dans son existence et dans son droit à un Etat libre et viable.

Autour de son livre « Un mur en Palestine » et devant une carte de la région, René Backman a présenté la situation dramatique du peuple palestinien, l'action « envahissante » de l'état israélien en Cisjordanie. La situation au Proche Orient a bien sûr été évoquée par ce journaliste très au fait de se qu'il se passe dans cette zone. Le changement d'attitude dans le monde arabe est clair, les populations ont soif de justice, de liberté et de démocratie. L'aspiration à la dignité sans passer par la religion; cette volonté de démocratie est déroutante pour beaucoup.

rené backman,nouvel obs

Et René Backman de terminer sa conférence par ces mots «  dans ces démocraties en construction les régimes à venir seront toujours mieux que ceux d'avant. C'est au nom de leurs propres valeurs (et non des notres) que ces gens-là ont renversés leurs dictateurs ».

La soirée s'est poursuivie par le témoignage de Marion qui a vécu en Palestine, qui a connu les difficultés de des habitants, leurs brimades et les humiliations qu'ils subissent. Puis un débat s'est ouvert autour de la position de la population israëlienne, de la situation au Maroc et en Algérie, de la politique étrangère et s'est poursuivi autour d'un repas tiré du sac. Etait présent à la soirée le « Collectif 66, Paix et justice en Palestine » qui collecte localement pour aider les habitants de la bande de Gaza.

Les « Saxifrages » ont annoncé leur prochaine conférence pour le 16 avril, même lieu même heure avec pour thème : Stéphane Hessel , résistant, diplomate, militant, grand serviteur de l'Etat, ses valeurs ont-elles encore un sens ?

Qui est René Backman (http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/) :

René Backman, né en 1944, partage depuis 1966 l'aventure journalistique du Nouvel Observateur.

 Il débute à la rubrique « Notre époque » qui va lui donner l'occasion d'observer les évènements de Mai 68. Il fut le seul journaliste à assister à la création du Mouvement du 22 mars. L'imposante chronique qu'il publie avec son confrère Lucien Rioux va apporter une analyse de qualité sur les évènements. La répression qui suit l'amène à publier avec Claude Angeli un recueil d'articles sous le titre Les Polices de la Nouvelle Société (Maspero, 1971).

Entre avril 1974 et mai 1975, il effectue de très longs séjours au Portugal qui vont lui permpettre de couvrir la Révolution des Oeillets. Ce qui marque un tournant dans sa carrière de journaliste puisqu'il va intégrer les pages internationales de l'hebdomadaire. On va le retrouver en Angola, au Mozambique, en Rodhésie, en Ouganda, à Cuba. Il ne se contente pas d'observer. Il s'implique. Il participe avec Rony Brauman de MSF dans des missions humanitaires en Ethiopie et en Ouganda.

 L'été 1979, alors que le régime des Khmers rouges de Pol Pot vient à peine d'être renversé, il effectue une mission au Cambodge. A cette occasion, il ne cache pas son hostilité à l'égard des initiatives très connotées politiquement de Bernard Kouchner et de Bernard-Henri Levy.

 Début des années 80, alors qu'Israël envahit le Liban, il est à Beyrouth quand surviennent les massacres de Sabra et Chatila. C'est un autre tournant dans sa carrière. Le conflit israélo-arabe et la question palestinienne occupent désormais une place centrale dans son activité journalistique. Ce qui ne l'empêche pas de suivre les autres dossiers brûlants de l'actualité internationale. Il couvre le conflit Iran-Irak et on le reverra à plusieurs reprises aux Philippines et au Cambodge notamment.

 En 1996, il publie Les Médias et l'Humanitaire - Éthique de l'information ou charité spectacle. 

 En 2002, il devient responsable du service étranger du Nouvel Obs. En 2006, il publie chez Fayard Un mur en Palestine qui est réédité en édition de poche par Gallimard et est également publié aux Etats-Unis.

 A l'opposé d'un journalisme qui se contente trop souvent du superficiel et de l'anecdotique, René Backman s'efforce d'aller au-delà des apparences, au-delà des émotions. Il enquête dans tous les camps, multiplie les sources, confronte les informations, enregistre les faits et en tire des analyses qu'il nous livre non pas dans le jargon prétentieux des experts mais dans une langue accessible à tous.